Le charismatique Nuru Kane revient avec un deuxième opus construit autour de ses souvenirs de manche en Angleterre le long de la ligne de bus numéro 1. Le compositeur et chanteur sénégalais, désormais basé dans un petit village du Massif Central, parvient à l’instar du Nigérian Keziah Jones, remarqué lui dans le métro parisien, à trouver un juste équilibre entre les rythmes de son enfance et les musiques qui ont accompagné sa vie de jeune adulte. Que ce soit sur les six cordes métalliques de sa guitare ou les trois en boyaux de son guembri, qu’il fait sonner avec la vigueur d’un maâlem possédé, Nuru Kane dispense un message de paix aux accents afro-blues affirmés, qu’il ponctue en toute fin d’album par un explicite " ouvrez les frontières ".